Votre appétit et vous

Dans le monde de l’entrainement ou même le monde médical, on oubli rapidement plusieurs aspects de la santé pour se baser uniquement sur la performance, l’aspect physique et des statistiques et malheureusement, ce manque d’écoute ou de considération pour le corps en tant qu’entité complexe et synergique mène souvent à des désastres au niveau de la santé autant physique que psychologique.

Votre appétit est l’un des signaux que le corps vous envoie, mais cet élément, qui semble pourtant si peu compliqué, n’est pourtant pas un simple interrupteur avec une fonction arrêt/éteint. Vous avez surement remarqué la grande fluctuation d’appétit d’une journée à l’autre et souvent aussi l’apparition de rages alimentaires. Bien entendu, tous ces phénomènes ont pourtant une explication, nous verrons cela ici.

Contrairement à la croyance populaire qui voudrait que ce soit votre détermination et votre plan alimentaire qui contrôlent la majorité de ce que vous mettez ou voulez mettre dans votre bouche, ce n’est pas tout à fait ça.

Bien entendu, un plan alimentaire adapté est surement une des variables les plus indispensables pour toutes personnes voulant mieux gérer son appétit, augmenter ses performances et optimiser sa santé mais vos hormones et vos neurotransmetteurs ont leurs mots à dire quand vient le temps de parler de contrôle d’appétit et de rages alimentaires.

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La première hormone à considérer est, bien entendu, l’insuline. Cette hormone est un joueur majeur dans la gestion de l’appétit, mais elle est aussi très influençable et votre diète parfaite ne peux pas compenser un mode de vie déficient.

Comme vous le savez surement, l’insuline est relâchée dans le sang par les cellules Bêta du pancréas à la suite d’une hausse de substrat énergétique comme les acides aminés et le glucose. Ce relâchement d’insuline aura pour effet d’envoyer les nutriments présents dans le sang dans les tissues où ils seront utilisés ou emmagasinés selon l’état.

Il est important de noter que chez une personne avec une bonne sensibilité à l’insuline, le glucagon, une hormone qui remonte la glycémie, sera aussi sécrété suite à l’ingestion d’acides aminés pour ne pas abaisser dangereusement la glycémie.

Ce mécanisme semble fort simple, mais l’état de votre corps influence grandement cette réponse. Le premier facteur à considérer ici est que chaque personne à une sensibilité à l’insuline différente et que plusieurs facteurs variant jour après jour peuvent influencer cette sensibilité.

Le sommeil est surement l’un des points les plus négligés ou plutôt ignorés quand vient le temps de penser à la gestion de l’appétit et des rages alimentaires. Saviez-vous qu’une seule mauvaise nuit de sommeil nuit à votre sensibilité à l’insuline, augmente la sécrétion de cortisol et augmente votre inflammation?

Le cortisol, l’hormone du stress ou plutôt de l’adaptation, vient rapidement mettre le chaos dans la gestion de l’appétit et des rages alimentaires. Le rôle premier du corps étant de survivre, cette hormone a pour effet de prédominer et d’établir l’environnement qu’elle croit nécessaire selon ce que le corps lui dicte.

Dans le cas présent, l’excès de stress pourrait augmenter votre glycémie par le mécanisme du glucagon et son action diminutive sur la sensibilité à l’insuline au niveau cellulaire nous promets toute une fluctuation.

De plus, il a été étudié que suite à une exposition à un stresseur aigue, notre perception du gout sucré est réduite et le gout sucré influence la gestion de l’insuline, mais aussi la perception de récompense dans le cerveau.

Cette perception est un facteur très important pour le contrôle des rages alimentaires. Dans le cerveau, nous avons une zone appelée l’aire tegmentale ventrale qui fait partie du circuit de la récompense.

Le sucre, dans un mécanisme similaire à la drogue, induit une forte réponse dans cette zone qui stimulera un relâchement de dopamine. Donc une altération de cette perception ne peut qu’être néfaste pour le contrôle de l’appétit et des rages alimentaires.

Un autre point que l’on pourrait discuter est l’apport en nutriment et en calorie. Depuis plusieurs années dans le monde de la nutrition, beaucoup de gens ont recourt aux macronutriments pour bien calculer si une personne est bien nourrie selon un calcul impliquant plusieurs paramètres.

Malheureusement, cette méthode est tellement populaire que plusieurs personnes en ont fait une tendance nommée IIFYM ou ‘If It fits your macros’. Ce trend pousse à l’extrême le concept que seulement l’apport en nutriments dicte l’impact que l’alimentation a sur le corps.

Étant naturopathe, je trouve ce concept totalement dénué de sens et rappel énormément le concept une calorie est une calorie et dans la gestion de l’appétit et des rages alimentaires, cette application ne fait aucun sens.

Premièrement, outre les macronutriments, votre corps à besoin de ce que l’on appel des micronutriments pour fonctionner. Ces micronutriments que sont les vitamines, minéraux et oligoéléments sont nécessaires au fonctionnement optimal du corps humain et la teneur d’un aliment en micronutriment n’est pas corrélé avec son apport calorique ou sa composition protéines, glucides, lipides. Il n’est pas primordial de compter les micronutriments, mais il est nécessaire de connaitre les bases.

Deuxièmement, un gras saturé provenant du bacon n’a pas le même effet qu’une huile d’olive et aucun des deux n’est mauvais en soi, mais selon le cas. Il en est de même pour les glucides contenus dans un fruit comparativement aux glucides contenus dans une patate sucrée, les deux ont leur place dans l’alimentation, mais il est préférable de bien connaitre l’alimentation et de ne pas seulement compter comme signe d’une saine alimentation.

Une alimentation faible en micronutriments, faible en fibres, faible en polyphénols même si elle a exactement le même nombre de macronutriments qu’une autre, n’aura certainement pas le même effet sur votre appétit, votre santé et vos rages alimentaires.

Le corps humain est une machine compliquée et complexe, mais quand on le perçoit pour ce qu’il est vraiment c’est-à-dire un ensemble de systèmes et d’organes en synergie, il est plus facile d’entrevoir les répercussions que nos agissements ont sur notre corps. Le concept de prédominance de l’épigénétique sur la génétique est un sujet fascinant et nous venons d’en aborder une infime partie.

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