Comment adapter le yoga à son sport?

Le yoga est une grosse mode, disons-le.

Cette mode apportera son lot de bénéfices, certes, mais la pratique, si ancienne soit-elle, se déformera avec les décennies. Chacun l’utilise à sa façon… Certains voient le « yoga » comme pansement suite à une blessure, d’autres me disent « oui je fais du yoga, je fais mon ROMWOD après mon training », il y a ceux qui le voient comme un simple étirement et d’autres qui le pratiquent de façon approfondie et assidue.

Mon but ici n’est pas de définir ce qu’est le yoga (il existe des centaines de types) mais plutôt de vous donner des pistes afin de vous aider à déterminer comment cette pratique peut devenir votre alliée et complément de votre sport.

Premièrement, quel type de yoga ?

Tout le monde prêche pour sa paroisse, mais tous les types de yoga ne sont pas nécessairement appropriés pour tous. Vous devez, selon le ou les sports que vous faites, être un minimum curieux et commencer à regarder quels sont vos besoins. Le nageur n’aura pas les mêmes besoins que le crossfitter.

Certains définissent le yoga comme étant « union ». D’autres le définissent comme étant l’équilibre entre les dualités.

Partons du principe simple que vous devez trouver l’équilibre entre les extrêmes.

L’équilibre entre la mobilité et la stabilité. Une harmonie entre la chaine antérieure et postérieure. La stimulation bien dosée du système nerveux sympathique et para sympathique. Le bon dosage entre l’isométrie et le travail concentrique etc…

Partons aussi du principe que votre corps à besoin d’une variété de mouvements pour bien être « nourri ».

Cherchez ce que vous ne trouvez pas dans votre sport pour complémenter.

Par exemple, vous faites de l’entraînement fonctionnel. Vous êtes habitué à travailler en puissance, explosion et vos entraînements sont teintés de mouvements poly-articulaires stimulant une forte réponse endocrinienne. Dans cet ordre d’idée, il peut être intéressant de pratiquer le yoga afin de détendre le système nerveux. Trouvez une pratique Yin (poses maintenues plus longtemps et au sol) et/ou auto-massage avec la balle afin de permettre une détente des tissus conjonctifs et de travailler de manière statique.

Vous êtes un coureur, votre entraînement principal vise le bas du corps et vous avez des douleurs chroniques au niveau de la bandelette. Vous pourriez choisir une pratique plus active, par exemple le Vinyasa (attention de bien choisir votre professeur en ligne ou votre centre).

La pratique des enchaînements de postures debout aura un effet bénéfique sur la stabilité de vos genoux, chevilles et sur la force de votre centre (core, fessiers).

Plusieurs inversions vous feront travailler la force et stabilisation des épaules (que vous avez mis de côté à cause de la course). Vous pourriez également pratiquer la méthode Yoga Tune up (auto-massage avec balle) afin de vous soulager des fameuses tensions au niveau de la bandelette et investiguer si d’autres tensions peuvent être évitées.

Renforcer des bons patrons moteurs

Il est également intéressant de regarder votre sport à la loupe et d’observer les bons patrons moteurs nécessaires afin de voir de quelle manière cela peut être travaillé dans la pratique du yoga. En considérant que notre corps a une mémoire puissante et emmagasine un nombre incalculable d’information, on peut facilement constater les bénéfices de trouver les bons patrons moteurs et de se les approprier dans une dynamique plus lente et statique.

Reprenons l’exemple de l’entraînement fonctionnel. Supposons qu’une personne pratique depuis peu cette discipline et ne comprend pas le mouvement du Kipping Hand stand push up. Dans ce cas, une pratique de yoga avec inversions sur la tête pourrait s’avérer une excellente façon de ‘’déconstruire’’ ce mouvement pour se l’approprier.

De plus, comme les poses sont maintenues plus longtemps, c’est un excellent moment pour adopter un bon positionnement, évaluer si l’on ressent des tensions et voir quel ajustement le professeur nous suggère afin d’avoir un positionnement sécuritaire.

Pour vous donner un autre exemple que tous les types de yoga ne sont pas appropriés pour tous, prenons l’exemple du positionnement des épaules.

Certains sports comme l’haltérophilie demandent un positionnement des épaules en rotation externe lorsqu’elles sont en flexion (barre au-dessus de la tête). Donc, des pratiques de yoga qui demandent de faire à répétition des bras en clé (binding) avec les épaules en rotation interne, ne seraient pas le choix le plus judicieux.

Comment adapter le yoga à votre sport…

  1. Premièrement, si vous pratiquez dans un centre, demandez à un professeur de vous guider dans l’adaptation de votre pratique. Si vous êtes blessé, vous devez toujours consulter un professionnel avant de pratiquer afin de savoir quel mouvement privilégier/éviter. Si les professeurs ne sont pas en mesure de répondre à cette demande, posez-vous des questions…
  2. Trouvez un type de yoga qui vous convient : une pratique de 1h30 dans le silence avec des postures traditionnelles? Une vingtaine de minutes dans votre salon avec vos balles Yoga Tune up et une séquence sur ordinateur spécifiquement ciblée pour diminuer vos tensions? À vous de choisir et surtout vous fixer des attentes réalises face à votre discipline, surtout si elle est complémentaire.
  3. Cultivez une curiosité constante face à votre sport et ce qui le complémente : si vous savez que la stabilité des hanches est CRUCIALE face à votre performance, modifiez votre pratique en ce sens.
  4. Trouvez le moment opportun pour votre pratique : si vous désirez pratiquer un yoga qui vise la détente du système nerveux (par exemple un yoga-mobilité avec la balle), faites cette pratique après votre entraînement. Si au contraire, vous désirez une pratique plus active, faites-là durant votre « rest day » ou avant votre sport. Vous pouvez même vous en servir comme échauffement lorsque les postures sont maintenues moins longtemps et que la séquence est rythmée.
  5. Consultez un professionnel de la santé. Surtout en présence de blessure, pour déterminer quels mouvements sont contre-indiqués. Mais règle générale, plusieurs professionnels conseillent le yoga post blessure comme retour à l’activité.
  6. Modifiez les poses : nul besoin de vous dire qu’une flexion avant n’a pas la même finalité chez un bodybuilder que chez un yogi. Faites attention de ne pas entrer dans le spectre de la douleur en voulant pousser une pose trop loin. Des petits ajustements, tels que plier les jambes légèrement, feront toute la différence. Et si vous poussez trop, vous choquerez votre système nerveux, et le but est de le calmer.

 

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